Pas besoin de voix

Armando Quintero & Marco Somá

ISBN: N/A Category

Tous les animaux ont leur propre voix. (…) Le chien aboie. Les chiots répondent. Le chat miaule. Les chatons… aussi ! (…) Et la girafe ?

La girafe n’a pas de voix. Et le girafon, encore moins !

Par contre, la girafe a un très long cou… Si long que, grâce à lui, elle peut caresser son girafon.

INFORMATION

Colección:

Pages : 36 págs.

Reliure : cartoné

Mesures : 25x23 cm

Publication : septiembre 2013

Tous les animaux ont leur propre voix. (…) Le chien aboie. Les chiots répondent. Le chat miaule. Les chatons… aussi ! (…) Et la girafe ?

La girafe n’a pas de voix. Et le girafon, encore moins !

Par contre, la girafe a un très long cou… Si long que, grâce à lui, elle peut caresser son girafon.

“Ne parle que si tes mots valent plus que le silence”, disait Jorge Luis Borges face à une trop grande importance donnée à la parole. Combien un geste, une caresse, un regard complice peuvent-ils nous transmettre de plus ? C’est ce que nous rappelle Armando Quintero dans cet album : on n’a pas besoin de voix pour montrer de l’affection ou dire de belles choses comme des je t’aime…

Le contact physique en tant que marque d’affection est indispensable au développement émotionnel des jeunes enfants : il leur donne un sentiment de sécurité, renforce leur estime de soi et améliore la confiance en eux-mêmes et en celles des autres. C’est dans ce sens que vont le texte d’Armando Quintero Laplume et les illustrations de Marco Somá.

L’illustrateur italien humanise les animaux protagonistes (chiens, chats, poules, oiseaux, vaches, moutons, chevaux, loups, tigres et éléphants) et les représente dans des situations quotidiennes et joyeuses, où chaque enfant peut se sentir identifier : en jouant au parc avec ses parents, en savourant une glace, en profitant de l’eau d’une rivière ou d’un lac.

Leurs différentes manières de communiquer (aboyer, miauler, caqueter…) jouent un rôle clé dans ces instants de bonheur. À travers leurs expressions, on perçoit qu’il s’agit de moments heureux pour toute la famille.

Marco Somá prolonge également cette atmosphère joyeuse avec l’apparition des girafes. La mère et son petit n’ont pas de voix, mais elles ont une autre façon de communiquer, tout aussi efficace et affectueuse : les caresses. Le girafon décide alors de partager cette façon d’exprimer ses sentiments et ses émotions avec les autres animaux.

À partir de cet instant, l’histoire prend un nouveau tournant. Les illustrations de Marco Somá montrent toujours des protagonistes profitant des mêmes décors (le parc, le terrain de football américain…), cependant l’origine de leur bonheur est différente : on passe des paroles aux gestes doux, aux embrassades, aux caresses…

Par ailleurs, l’apprentissage ne se limite pas à de nouvelles formes de communication ou d’affection, mais s’étend également à la connaissance et à l’ouverture aux autres. Ainsi, alors que les jeux se déroulaient entre animaux de la même espèce, une fois que le girafon montre à un éléphant le langage des caresses, cette interaction se poursuit entre différentes espèces : l’éléphant apprend au tigre, le tigre au loup, et ainsi de suite.

Le rôle protagoniste des girafes dans cette histoire est déjà annoncé dans la dédicace de l’auteur : « À mon grand-père de coeur qui, parmi tant d’autres choses, m’a un jour parlé des girafes. »

Armando Quintero explique que son grand-père de coeur était un vieil homme, voisin de la maison où il a passé son enfance. Il l’a toujours considéré comme un membre de sa famille. Celui-ci lui a transmis sa passion pour la lecture et, en particulier, pour ces animaux, en lui racontant un jour :

“Tous les animaux ont une voix pour s’appeler et se dire qu’ils s’aiment, sauf les girafes. Elles sont muettes, si bien qu’elles n’émettent aucun son. Mais, tout comme les personnes muettes, elles ouvrent grand leurs yeux pour exprimer leur amour. C’est la raison pour laquelle elles ont des yeux énormes et qu’elles se touchent. Et elles enseignent cela aux autres êtres qui les entourent.”

Cette importance des girafes est soulignée graphiquement : elles occupent la couverture de l’album. Comme pour les autres personnages, leurs vêtements sont minutieusement représentés par l’illustrateur, qui précise que la robe de la maman girafe s’inspire d’une tenue portée par l’actrice Audrey Hepburn “dans l’un des nombreux chefs-d’oeuvre du cinéma”

“J’ai décidé d’illustrer ce texte immédiatement après ma première lecture”, confie avec enthousiasme Marco Somá. “J’ai été captivé par l’idée que les mots ne sont pas toujours nécessaires et que, parfois, un simple geste peut être plus significatif qu’une émotion.”, pense-t-il.

L’illustrateur explique que, tenant compte du fait que le texte parle d’un sentiment “aussi simple qu’enssentiel”, il a cherché à l’interpréter “de manière délicate”, en créant des ambiances “simples et douces”, où les décors et les choix de couleurs laissent toute la place aux personnages et à leurs actions. De cette façon, il met en valeur ce qu’il considère comme le message principal de l’histoire : “On n’a pas toujours besoin des mots pour dire “je t’aime” ou “ j’ai beaucoup d’affection pour toi”, mais qu’un geste en dit bien plus.”

Derniers produits