Collection Q

Zimbo

Arturo Abad & Joanna Concejo

ISBN 978-84-9871-358-9

15,50

Cantidad:
INFORMACIÓN
  • Páginas 32 pages
  • Encuadernación cartonnée
  • Medidas 22x28 cm
  • Publicación octobre 2012

 

À chaque coup de ciseaux,

le Marionnettiste sentait comment cédaient

les fils qui tendaient l’âme de Zimbo.

Il y a des liens qu’il faut rompre pour que d’autres, noués


Descripción

 

À chaque coup de ciseaux,

le Marionnettiste sentait comment cédaient

les fils qui tendaient l’âme de Zimbo.

Il y a des liens qu’il faut rompre pour que d’autres, noués

par l’affection, ne se rompent jamais. Cette histoire explore

la douleur causée par le départ des personnes qu’on aime.

Partir et laisser partir ne veut pas dire cesser d’aimer.

L’auteur offre une vision égalitaire d’une situation qui

touche doublement : la tristesse que provoque l’aliénation

de Zimbo et la peine que ressent le marionnettiste à cause

de son départ. Il réussit à nous faire partager aussi bien

le chagrin de ce dernier que les souhaits et le courage

de Zimbo de mener une vie qui le comble. Les créatures

en bois du marionnettiste sont comme ses propres fils.

Il aimerait qu’elles restent toujours avec lui au risque de

les surprotéger ou de les rendre malheureuses. Capable

pourtant de se mettre à la place des autres, il favorise leurs

désirs comme le font les personnes qui aiment les siens.

Sa générosité fait qu’il accepte l’indépendance de Zimbo et

se prête à collaborer.

« Si j’étais une marionnette, je me couperais les fils »,

s’inspirant de cette phrase, l’auteur aboutit à la métaphore

de la souffrance du père qui accepte et participe au

processus d’indépendance de ses enfants.

La tendresse du texte est renforcée par la délicatesse

des personnages de Joanna Concejo. Des illustrations

poétiques, évocatrices accompagnent la prose lyrique.

L’illustratrice dessine au crayon, une préférence qu’elle

attribue au fait que malgré l’impression de pauvreté, le

résultat est plus fort et les images ont une plus grande

intensité dramatique. Une technique simple, naturelle,

qu’elle aime bien. Elle réserve la couleur pour les moments

heureux du livre, quand Zimbo se sent libre, se produit alors

« l’éclosion de couleurs », moment culminant du récit.

Après, quelques touches de couleur souligneront encore la

présence du héros : « ses idées demeurent pour donner de

l’espoir à ceux qui restent », et à ceux qui liront ce conte.

 

Auteur Arturo Abad

Illustratrice Joanna Concejo

Traduction de l’espagnol Marcelline Fouquet